Vacances de la Toussaint annulées ? Les soignants n’aiment pas l’annonce malgré la prime considérée comme une carotte

Les vacances de la Toussaint ne seront pas au rendez-vous pour certains soignants qui sont appelés en renfort face à l’épidémie.

Alors que les soignants étaient en première ligne il y a quelques mois lors de la première vague, ils sont de nouveau au front pour la seconde. Les professionnels de la santé auraient sans doute eu l’envie de prendre des congés afin de souffler un peu, mais ils sont une nouvelle fois invités à se confronter à cette crise sanitaire. Les vacances de la Toussaint ne sont pas réellement annulées pour tous les soignants, seuls ceux qui le souhaitent peuvent les supprimer. Il y aura donc une contrepartie.

Quels sont les bénéfices pour les soignants ?

Jean Castex souhaite propose une prime pour tous les soignants qui supprimeront leurs vacances de la Toussaint. Ils auront alors une indemnité de 110 à 200 euros brut par jour. Cela permet de récompenser les professionnels de la santé qui ne voudront pas de leurs congés pour tenter de faire face à cette situation pour les prochains jours. Il faut savoir que les contaminations sont de plus en nombreuses et les lits en réanimation diminuent.

  • L’annonce ne passe pas forcément auprès de certains soignants, car ils estiment que la prime est une carotte, c’est aussi l’avis de Christophe Le Tallec.
  • Le gouvernement tente alors de séduire les soignants avec une prime pour les inviter à supprimer les vacances de la Toussaint.
  • Pour d’autres, ce n’est pas la meilleure méthode alors que les soignants sont déjà épuisés à cause de la première vague.

Le 15 octobre dernier, le Premier ministre a révélé qu’une hausse des salaires serait prévue, ils auront alors 183 euros net par mois pour tous les personnels soignants qui évoluent dans les hôpitaux et les EHPAD. Une première augmentation de 90 euros a été proposée en septembre dernier.

Les syndicats alertent sur le manque de soignants

Si le gouvernement propose d’annuler les vacances de la Toussaint à ceux qui le souhaitent, cela montre que la situation est clairement problématique puisque les établissements n’ont pas la main d’oeuvre nécessaire pour accueillir et soigner les patients. L’un des responsables du collectif Inter Urgence, Christophe Le Tallec dont les propos ont été rapportés par Ouest France, la situation est catastrophique puisque les renforts sont absents.

La Ségur de la santé a proposé 15 000 recrutements pour ce milieu, mais le personnel n’est pas suffisant. Les agences d’Intérim et les directions des hôpitaux n’arrivent pas à trouver des soignants. C’est sans doute pour cette raison que le gouvernement fait appel aux soignants déjà en place et ils sont invités à s’asseoir sur leurs congés, mais ils auront une prime en contrepartie. Toutefois, les personnels soignants ont-ils déjà supprimé leurs vacances d’été pour apporter leur aide ?