L’éclipse
lunaire du 21 janvier était la dernière avant 2022

L’éclipse lunaire du 21 janvier était la dernière avant 2022

Publié le 30 août 2018 à 00h40

La nuit du 20 au 21 janvier 2019, il était alors possible d’observer, depuis les Amériques, mais aussi une grande partie de l’Europe (dont la France métropolitaine) et de l’Afrique de l’ouest, une éclipse totale de Lune. Vous avez manqué l’événement ? Regardez notre replay vidéo pour le revivre dans les conditions du direct. Il faudra désormais attendre jusqu’à 2022 pour la prochaine.

Un phénomène visible à la fin de la nuit dans l’ouest de la France

La pleine Lune était dans l’ombre de la Terre de 03h34 à 06H51 GMT. Puis l’éclipse a été totale pendant une heure à partir de 04H41 GMT, selon les tableaux horaires fournis par la Nasa. La phase totale de l’éclipse a été environ trois quart d’heure plus courte que celle de la grande éclipse de juillet 2018, qui reste la plus longue du XXIe siècle. Pour les Européens et les Africains, l’éclipse totale s’est produite à la fin de la nuit, peu avant le lever du Soleil. Le phénomène a été toutefois plus visible à l’ouest qu’à l’est, en raison du lever du jour qui a nuit à la visibilité de l’éclipse. Pour les Américains du nord et du sud, elle était visible au début ou au milieu de la nuit.

2022. « C’est la dernière chance avant un long moment de voir une éclipse totale de Lune », avait confirmé à l’AFP avant l’événement Bruce Betts, scientifique en chef de la Planetary Society, une organisation astronomique américaine. La prochaine éclipse totale visible depuis l’Europe aura lieu le 16 mai 2022, mais des éclipses partielles seront visibles dans l’intervalle. Des éclipses totales de Lune peuvent toutefois survenir deux voire trois fois par an. Elles correspondent à un concours de circonstances rare : il faut que la Terre se situe exactement entre le Soleil et la Lune.

Zone de visibilité de l’éclipse de Lune du 21 janvier 2019 / Crédits : Nasa

Ce qui cause la coloration rougeâtre de la Lune pendant une éclipse

Pendant l’éclipse totale, la Lune n’est pas invisible : elle est rouge, comme lors de toutes les éclipses totales. Cette teinte est due au fait que les rayons du Soleil ne l’atteignent plus directement. Une petite partie des rayons du Soleil sont réfractés par l’atmosphère terrestre, et renvoyés vers la Lune. Or, la lumière bleue est davantage absorbée par l’atmosphère que la lumière rouge ! D’où l’aspect rougeâtre de notre satellite naturel pendant les éclipses de Lune… C’est le même phénomène qui colore en rouge les levers et couchers du Soleil vus depuis la Terre.

Encore faut-il que le ciel soit dégagé pour en profiter. Les nuages gâchent souvent le spectacle. Si les conditions météorologiques le permettent, les passionnés d’astronomie peuvent comparer les infimes variations de la teinte rouge de la Lune. Car il n’y a pas deux éclipses identiques. « Tout dépend de ce qu’il y a dans l’atmosphère », explique Bruce Betts. « Tout comme les couchers de Soleil changent de couleur d’un jour à l’autre, les éclipses varient en fonction des particules dans l’atmosphère, ou s’il y a une éruption volcanique, par exemple ». Ni télescope ni lunette astronomique ne sont requis pour observer l’éclipse. Pour voir les cratères de la Lune, le planétologue rappelle qu’une simple paire de jumelles peut faire l’affaire.