L’impact des excréments de chiens dans les milieux naturels dévoilé

Une étude a analysé la façon dont les excréments et l'urine des chiens affectent les forêts périurbaines et les réserves naturelles.

© Animalshealth

Lorsque les propriétaires de chiens s’adonnent à des activités de loisirs, nombre d’entre eux emmènent leur animal dans des forêts périurbaines et des réserves naturelles, mais un groupe de chercheurs belges affirme que les apports de nutriments par unité d’espace et de temps dans les écosystèmes, par le biais des fèces et de l’urine des chiens, n’ont pas été suffisamment quantifiés.

Les chercheurs ont ainsi réalisé une étude dans laquelle ils ont estimé les taux de fertilisation nets des chiens dans les écosystèmes périurbains, en accordant une attention particulière à l’azote (N) et au phosphore (P) pour leurs effets sur la biodiversité végétale.

Ils ont utilisé 487 recensements par comptage direct pendant un an et demi pour collecter des données précises sur l’abondance des chiens par hectare et par an sur quatre sites en Belgique, dont des forêts périurbaines et des réserves naturelles.

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Sur la base des densités estimées de chiens et d’une recherche systématique dans la littérature sur les concentrations de nutriments dans l’urine et les fèces, ils ont calculé les taux de fertilisation N et P à partir des bassins d’excrétion.

Ils ont constaté que les taux de fertilisation en azote et en phosphore des chiens étaient en moyenne de 11 kg d’azote (plus ou moins également répartis entre l’urine et les fèces) et de 5 kg de phosphore (provenant principalement des fèces) par hectare et par an, respectivement.

Selon les chercheurs, les taux estimés de fertilisation en N et P pour les chiens des forêts périurbaines et de la nature sont considérables.

« De tels niveaux d’apports en nutriments peuvent influencer de manière significative la biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes, et codéterminer les résultats de la restauration », affirment-ils.

Selon les chercheurs, ces résultats confirment la nécessité pour les administrations et les décideurs de prendre plus fréquemment en compte les apports en nutriments produits par les chiens, qui sont actuellement négligés dans les plans de gestion et les objectifs de restauration.

Karsten Winegeart / Unsplash

Les chercheurs soulignent également que les propriétaires de chiens devraient être sensibilisés au rôle d' »engrais » de leur animal et insister sur l’obligation d’éliminer au moins les matières fécales solides des chiens.

Enfin, ils concluent que dans les écosystèmes oligotrophes (c’est-à-dire avec des sols pauvres en nutriments) où vivent des espèces adaptées aux nutriments, il convient de créer des parcs à chiens sans laisse à proximité, de promouvoir l’utilisation de laisses courtes et/ou de faire respecter les interdictions relatives au nombre de chiens afin d’éviter l’abondance de ces animaux.

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