Est-ce que la victoire de Grégory Lemarchal lors de la saison 4 de la Star Academy était déjà jouée ?

Les soupçons au sujet de la victoire du jeune chanteur sont toujours de mises, bien des années après qu’il ait été sacré grand gagnant de la quatrième saison.

Grégory Lemarchal a plus que jamais fait la Une de l’actualité ces dernières semaines avec la diffusion sur TF1 de son biopic, intitulé Pourquoi je vis. Le succès a été au rendez-vous (plus de sept millions de téléspectateurs), et cela a prouvé que les français sont toujours très attachés au jeune chanteur tragiquement disparu, emporté par la mucoviscidose.

Grégory Lemarchal grand favoris de la Star Academy

Le jeune homme a touché son rêve du bout des doigts en étant sélectionné pour la quatrième saison de la Star Academy. Dans Pourquoi je vis, on apprend qu’il est le dernier candidat choisi par la production et que cette dernière a tout fait pour faciliter son quotidien dans le château. Le jeune homme n’a pas voulu cacher aux téléspectateurs sa maladie (bien encouragé par la production) et l’a présenté dans son portrait introductif, avant que le sujet ne soit plus abordé par la suite. 

A l’époque, la presse se demandait si le jeune homme n’était pas avantagé par la production du fait de sa terrible maladie. Ce serait oublier l’immense talent de Grégory Lemarchal, qui a survolé une compétition pourtant serrée, avec notamment de grandes voix comme celle de Hoda. Mais on ne peut pas s’enlever de la tête que la production se doutait de la force médiatique du candidat. C’est en tout cas ce qu’explique une ancienne professeur de Grégory lors de sa passage à la Star Academy.

La production serait intervenue une fois selon Isabelle Charles

La chanteuse s’est confiée au sujet de Grégory par rapport à la diffusion du téléfilm retraçant sa vie. Elle explique avoir trouvé le film « assez bien fait » et Mickaël Lumière épatant mais regrette de ne pas avoir été tenu au courant de la production de l’oeuvre. « C’est un journaliste radio qui m’a informée du projet car il voulait mon témoignage. Cela dit ça ne m’étonne pas tellement, ce milieu de la télé est très bizarre vous savez. On se sert des êtres humains pour faire de l’argent et puis ça passe ».

Cela a également été l’occasion pour elle de parler du passage du jeune homme à la Star Academy et de relancer les rumeurs autour de possibles arrangements de la production pour le faire gagner. « Je ne crache pas dans la soupe. C’était sans doute la saison la plus intéressante hormis la toute première. Car c’est celle qui reste dans les esprits et pas seulement par rapport à Grégory. Nous formions un jury de vrais professionnels avec des élèves qui tenaient plutôt la route. Ça faisait moins bric à brac que d’autres saisons. Je peux vous dire aujourd’hui qu’il n’y a rien de réel. Ce que je subodorais. Il est facile de scénariser les choses en choisissant de montrer les personnes sous un angle plutôt qu’un autre. Cela m’effrayait mais j’ai été épargnée car il était difficile de dénaturer mon côté franc et authentique ».

Une saison pensée autour de Grégory Lemarchal

« C’était assez évident. En faisant son casting de départ, la production pouvait tout à fait choisir quel serait son quatuor final. Vous engagez Grégory et ensuite ceux qui vont aller en face de lui. Au lieu de recruter une Céline Dion anonyme, cela existe, ils ont pris une Lucie ou un Mathieu qui avaient du talent mais pas autant que Grégory »

L’artiste argumente son propos en révélant un moment où la production s’est mêlée des nominations afin que le scénario qu’ils avaient prévu ait lieu. « Quand un mois avant la fin nous avons voulu nominer Lucie parce qu’elle n’avait pas fait une bonne évaluation, la prod s’y est opposée. Ils la voulaient face à Grégory à la fin et c’est ce qui s’est produit. Cela dit c’est la seule fois qu’ils sont intervenus ainsi ».

Un regard faussé par la maladie ?

La professeur de Grégory explique que le jeune homme n’abordait pas sa maladie et voulait vivre une aventure simple : « Nous étions tenus à l’écart des soins qu’il recevait tous les matins. Dans ces conditions, on comprend qu’il n’était pas spécialement porté sur les cours. Pourquoi s’enquiquiner quand on se sait condamné ? Autant profiter au maximum. Grand bien lui a fait ». 

Le fait de le savoir malade a forcément joué dans l’inconscient des professeurs et des téléspectateurs selon elle : « C’était un côté gênant de l’émission : tout le monde y pensait mais ça restait implicite. Or notre regard était forcément faussé en le sachant ».