Nicolas Hulot accusé de viol : son ex-collègue de TF1 Claire Chazal s’exprime enfin et dit ce qu’elle sait !

Claire Chazal a travaillé pendant quarante ans au sein du groupe TF1. Elle a fréquenté Nicolas Hulot. Aujourd’hui, elle se confie sur cet homme accusé par de nombreuses femmes de vi*ls et d’agressions se*uelles.

© NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Longtemps admiré en tant qu’animateur et protecteur de la nature, Nicolas Hulot voit sa vie s’effondrer. Sa double vie est en effet aujourd’hui exposée au public. Car au moins six femmes, dont une mineure au moment des faits, accusent l’ancien ministre de vi*l et d’agressions se*uelles. Ces actes auraient en effet été perpétrés entre 1989 et 2008. Ce qu’il conteste. Aujourd’hui, sa collègue de TF1, Claire Chazal, sort enfin du silence.

Claire Chazal : « Je le connais depuis toujours« 

Le 25 novembre dernier, c’est un choc pour de nombreux Français. Le magazine « Envoyé spécial » sur France 2, diffuse les témoignages de femmes qui se disent victimes de Nicolas Hulot. Notamment Sylvia, qui a le courage d’apparaître à visage découvert. Lorsqu’elle rencontre Nicolas Hulot, en 1989, elle n’a que 16 ans. Elle est fan de lui. Sylvia lui a écrit une lettre, Nicolas Hulot lui a répondu. Il l’a même invitée à le rejoindre à son émission de radio sur France Inter, Antipodes. Puis il propose de la raccompagner en voiture.

 

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« Au moment de lui dire au revoir, il me demande de l’embrasser dans le cou. Et, je ne sais pas pourquoi je l’embrasse dans le cou.”, raconte ainsi Sylvia aux journalistes d’Envoyé Spécial. “Je me recule et il redémarre la voiture. Là, il me demande si j’en avais rêvé. Je lui dis ‘Non’. Puis il s’arrête dans un parking et là, il sort son se*e. Il a défait son pantalon, il a sorti son se*e et il a demandé si je l’avais déjà fait avec des garçons. Si j’avais l’habitude de ce genre de caresses. Et je lui dis ‘Non’. À plusieurs reprises je lui enlève sa main. Puis, il me force à lui faire une fe**ation.« , indique-t-elle en effet.

Une victime témoigne : « Il a défait son pantalon, il a sorti son se*e et il a demandé si je l’avais déjà fait avec des garçons. »

Complètement tétanisée, la jeune femme ne se serait pas vraiment exécutée. « Je ne comprends pas vraiment ce qu’il veut. Et je ne l’ai jamais fait. Je suis en train de me demander si c’est ça une relation amoureuse. », ajoute-t-elle en effet devant les caméras. La jeune fille met fin à son calvaire en lui embrassant le bas du ventre.

Trente-deux ans après les faits, Sylvia a porté plainte. Les faits sont prescrits. Mais le parquet a pourtant ouvert une enquête. Car il s’agit là d’une affaire de violences se*uelles sur mineur.

Audrey Pulvar : Nicolas Hulot est « un homme à femmes »

Claire Chazal a longtemps fréquenté Nicolas Hulot. Car elle a travaillé en effet pendant 40 ans pour le groupe TF1. Aujourd’hui, elle accepte enfin de témoigner pour nos confrères de Paris Match. « Je le connais depuis toujours… Je n’en sais rien. Il n’y a pas eu de jugement. », explique Claire Chazal. Et d’ajouter : « Je l’entends. Je suis féministe absolument. Pour l’indépendance financière, l’égalité du pouvoir. Mais pas victimaire. Je perçois cette ‘zone grise’ du consentement. Et j’ai conscience que certaines femmes n’ont pas les moyens de dire non. Qu’elles n’ont aucune arme pour s’opposer fermement. »

Si l’ex de PPDA « sait les violences, l’impuissance des femmes agressées », l’ancienne présentatrice du JT ajoute : « Une femme peut tenir tête à n’importe qui, elle le doit ! On n’est pas plus bêtes ! », conclut ainsi la journaliste.

Suite au reportage d’Envoyé Spécial, les témoignages de femmes accusant l’animateur d’Ushuaïa de viols et d’agressions sexuelles se multiplient. Pire, on parle même d’une omerta au sein du gouvernement. Ségolène Royal a ainsi confié au Point que Nicolas Hulot était « intouchable ». « À partir de 2018, du moment où l’article d’Ebdo sort, le gouvernement met en place une stratégie pour le protéger. », dénonce en effet pour sa part Sandrine Rousseau dans TPMP. Mais les langues se délient aussi. Audrey Pulvar le décrit par exemple comme « un homme à femmes ». En attendant le travail de la justice, le principal intéressé a décidé de se retirer de la vie publique.