Affaire PPDA : le témoignage glaçant d’une nouvelle plaignante, « Il me pénètre sans préservatif »

Patrick Poivre d'Arvor est visé par de nouvelles déclarations fracassantes de la part d'une femme. Une possible nouvelle victime décrit effectivement comment l’ancien journaliste de TF1 aurait abusé d’elle.

© Starface

Alors que depuis quelques mois, PPDA fait la une des médias dans le cadre de différentes plaintes pour abus et harcèlement, une nouvelle présumée victime se fait connaître aujourd’hui. Une femme qui accuse le journaliste de faits d’une extrême gravité dans une chambre d’un hôtel du sud de la France. Tekpolis vous explique tout.

PPDA : un nouveau témoignage pour le moins éloquent


Le jour où tout éclate

Durant de nombreuses années, Patrick Poivre d’Arvor a connu une aura particulière dans le monde des médias. Cependant, en février dernier, son nom apparaît dans une affaire pour le moins terrible. En effet, l’écrivaine Florence Porcel saisit la justice en affirmant que la star de TF1 aurait abusé d’elle à deux reprises entre 2004 et 2009. Dans son témoignage, elle décrit ainsi une attitude inacceptable et un comportement très entreprenant et agressif. Si bien évidemment ces déclarations ne sont pas passées inaperçues, la suite allait être encore plus surprenante puisque d’autres victimes vont également se déclarer.

Des récits terribles

Au fil du temps, huit femmes venues d’horizons très différents expliquent effectivement que PPDA a eu exactement la même attitude vis-à-vis d’elles. En mai dernier, elles acceptaient d’ailleurs de témoigner publiquement en répondant aux questions de nos confrères de Libération. Cependant, elles ne sont pas les seules à vouloir faire éclater la vérité.

Grâce à ces témoignages, il semble effectivement exister une véritable libération de la parole. Raison pour laquelle Amandine Cornette de Saint-Cyr n’a apparemment plus peur de parler désormais. En effet, elle affirme être une autre victime de PPDA et donne une multitude de détails sur l’agression qui aurait eu lieu dans un prestigieux palace de la ville de Cannes en mai 2009. Des déclarations sur lesquelles Tekpolis revient pour vous.

« Sa marque de fabrique « 

Pour être plus précis, Amandine Cornette de Saint-Cyr fait la connaissance de Patrick Poivre d’Arvor en mai 2007. À cette époque, elle rencontre le présentateur dans le cadre de l’émission littéraire Vol de nuit. Elle se souvient ainsi d’un accueil cordial même si l’attitude du journaliste éveille déjà ses soupçons : « Je suis reçue correctement en dépit de questions intrusives posées à la suite de l’émission »Quelque temps, plus tard, la romancière croise une nouvelle fois PPDA lors d’un séjour durant le Festival de Cannes. Dans cet entretien accordé à Libération, elle précise que cette fois-là, la vedette du petit écran continue dans la même veine : « Il me repose ces questions directes qui sont sa marque de fabrique, si je suis mariée, si j’ai un copain, etc. Je me dis que le disque est rayé ».

Un prétexte fallacieux

Pourtant, malgré ses appréhensions, Amandine Cornette de Saint-Cyr accepte de rejoindre PPDA dans sa chambre. Il prétexte effectivement qu’il doit terminer de se préparer avant la célèbre montée des marches à laquelle il l’a invitée : « Je me suis sentie acculée et prise de court. Je n’allais pas lui dire : ‘Non, je ne monte pas’. Cela aurait été désobligeant ». Mais elle va néanmoins rapidement se rendre compte des intentions véritables de son hôte qui l’attend sans vêtements dans sa suite.

Tout va très vite


De ce moment, Amandine Cornette de Saint-Cyr garde des souvenirs très précis : « On ne s’attend pas à ça de cet homme. On s’attend quand même à des égards. Je suis coincée, car on est dans une chambre. Je trouve quand même un peu raide qu’il se jette ainsi sur moi, qu’il agisse comme ça, à froid ». Des faits qui semblent donc correspondre à un abus et qui ne seraient d’ailleurs pas prescrits. Néanmoins, l’écrivaine semble ne pas avoir décidé de porter plainte pour l’instant au contraire d’une autre femme qui s’est fait récemment connaître. En effet, le 9 novembre dernier, Laure Eude affirmait dans cet article de Libération que pour elle, il n’est pas question de laisser cette histoire derrière elle.

Un souvenir atroce

Elle aussi a d’ailleurs fait un descriptif peu élogieux de Patrick Poivre d’Arvor. Elle se remémore ainsi une soirée dans un palace de la Côte d’Azur lorsqu’elle était âgée de 23 ans. En 1985, elle tente effectivement de se faire engager par Antenne 2 pour effectuer un stage. Elle finit même par rencontrer PPDA qui l’invite à boire un verre dans ce célèbre établissement sur les bords de la Méditerranée.

De fil en aiguille, le journaliste l’amène dans sa chambre. Il se montre extrêmement pressant. Il sort « son se*e qu’il frotte contre son lit ». Une attitude qui glace le sang de la jeune femme : « Non, je ne suis pas là pour ça. Je vous rencontre dans la perspective d’obtenir un stage (…). Pourquoi vous conduisez-vous comme ça ». Avant de rajouter qu’elle se souvient avoir eu le sentiment de se « liquéfier pendant qu’il me pénètre sans préservatif ».