Les grands projets qui vont sortir de terre en 2019

Les grands projets qui vont sortir de terre en 2019

Publié le 29 juillet 2018 à 19h19

Un musée sphérique, un pont-immeuble, une canopée de parapluies ou la plus haute tour d’Afrique : découvrez les réalisations architecturales les plus ambitieuses qui seront inaugurées cette année.

De Paris à New York, en passant par Pékin et Doha, les grandes villes du monde rivalisent d’audace en matière d’architecture. Ces grands projets sont l’occasion de faire rayonner la ville et de lui donner une stature de métropole internationale. Les cabinets d’architectes en profitent pour tester leurs idées les plus folles.

Hudson Yards, New York, États-Unis

Le Hudson Yards est « le plus grand projet immobilier privé de l’histoire des États-Unis », selon Stephen Ross, promoteur immobilier, à la tête du projet. D’une surface totale de 168 hectares, il accueillera quatre tours dont une de 387 mètres de haut, soit la deuxième plus haute de la ville après le One World Trade Center. Cet immense complexe comprend notamment 4.000 appartements, une école, un hôtel de 200 chambres, 6 hectares de jardins publics et de squares, un centre commercial de 100 boutiques et The Shed, le premier centre de création multi-artistique, censé attirer les talents du monde entier.

Aéroport international de Pékin-Daxing, Chine

À l’automne 2019, le nouvel aéroport international de Pékin-Daxing détrônera Istanbul et deviendra le plus grand aéroport au monde. Surnommé « l’Étoile de mer », en raison de sa forme en six branches, il est destiné à recevoir plus de 100 millions de voyageurs annuellement. D’une surface équivalente à 700.000 mètres carrés, il se présente comme un véritable hub de transport sous-terrain connectant une ligne de train à grande vitesse, un métro et une autoroute. Situé à 50 km au sud de Pékin, il complètera le premier aéroport de la capitale, actuellement saturé.

Under, Båly, Norvège

Lorsqu’il ouvrira au printemps 2019, en Norvège, Under sera le plus grand restaurant sous-marin du monde et le premier en Europe. La centaine de clients pouvant y être accueillie admirera les récifs de la mer du Nord au travers d’une immense vitre en acrylique de 11 mètres de large sur 4 mètres de haut. La structure répartie sur trois niveaux se transformera en centre de recherche scientifique en dehors des horaires d’ouverture. Le projet a été conçu par le studio norvégien Snøhetta, déjà à l’origine du centre de Lascaux IV, en Dordogne, et d’un musée imitant le brouillard, à San Francisco.

Wuxi Taihu Show Theatre, Wuxi, Chine

Initié par le cabinet d’architectes londonien Steven Chilton, le Wuxi Taihu Show Theatre, situé près du lac de Taihu dans la province du Jiangsu en Chine, représente une forêt de bambous. D’une capacité de 2.000 places, il accueillera, dès la fin 2019, un spectacle aquatique permanent de Franco Dragone (celui-ci a, entre autres, participé à plusieurs spectacles du Cirque du Soleil). Les minces colonnes blanches sont coiffées d’un auvent en aluminium doré représentant le couvert des feuilles et s’orientent de manière aléatoire afin de créer une impression organique.

Musée national du Qatar, Doha, Qatar

Dessiné par l’architecte Jean Nouvel, le musée national du Qatar ouvrira ses portes le 28 mars 2019, à Doha. Ses disques en béton s’emboîtent et s’entrecroisent pour former une gigantesque rose des sables. Une structure « où la verticale n’existe pas », se vante l’architecte, et où la plupart des planchers sont en pente et les murs obliques. Ce nouvel établissement, qui complètera le Musée d’art islamique (MIA) et le Musée arabe d’art moderne (Mathaf), a pour but de mettre en valeur l’histoire et la culture du pays à travers des collections d’objets précieux et d’oeuvres contemporaines allant de -700.000 ans à aujourd’hui.

Siège du groupe Le Monde, Paris, France

Le 7 octobre 2019, le journal Le Monde inaugura son nouvel immeuble, situé près de la gare d’Austerlitz dans le 13e arrondissement de Paris. Le bâtiment aux formes incurvées se présente comme un immeuble-pont qui enjambe une dalle située au-dessus d’une foie ferrée. L’extérieur est recouvert de vitres de différents niveaux de transparence afin de donner une impression pixélisée. Le nouvel immeuble regroupera les équipes du Monde, mais aussi de Télérama, de Courrier International, de La Vie, du Huffington Post et de L’Obs.

Pavillon international de l’exposition internationale d’horticulture de Yanqing, Chine

Du 29 avril au 7 octobre 2019, se déroulera la plus grande exposition horticole au monde dans le district de Yanqing, à côté de Pékin. Les touristes pourront y admirer plus de 1.200 types de fleurs – essentiellement chinoises – sur 503 hectares, avec, au total, 41 jardins d’exposition et de nombreux pavillons. Le pavillon international, au cœur de l’exposition, est composé de 94 parapluies en acier symbolisant un champ de fleurs, vu du ciel. Ils protégeront également le public de la chaleur et seront équipés de panneaux solaires de dernière génération.

Tour Leonardo, Johannesburg, Afrique du Sud

En 2019, la tour Leonardo, qui culminera à 234 mètres, sera la plus haute du continent africain (avant d’être détrônée, en 2020, par la Tour Pinnacle de Nairobi qui mesurera 320 mètres). Ce luxueux projet à usage mixte (bureaux, commercial et résidentiel) comprendra, notamment, 200 appartements dont un penthouse de 2.880 m² sur trois étages avec une vue à 360 degrés. Son prix, une bagatelle 250 millions de rands (soit 15,8 millions d’euros), en fera « la propriété la plus chère jamais vendue en Afrique du Sud », se targue la compagnie Legacy Living qui commercialise le complexe.

Humboldt Forum, Berlin, Allemagne

Considéré comme le plus important projet de musée d’Europe, le Humboldt Forum s’installera fin 2019 sur le lieu occupé successivement par le château de Berlin, détruit pendant la seconde guerre mondiale, puis par le palais de la République de l’ex-RDA. Il reprendra les collections du Musée ethnologique et du Musée d’art asiatique en s’élargissant aux cultures du monde. Objet de vives polémiques, principalement en raison de sa construction sur un site historiquement sensible et sur la manière dont la direction envisage de traiter l’histoire coloniale de l’Allemagne, son ouverture a été maintes fois reportée.

Academy Museum of Motion Pictures, San Francisco, États-Unis

Le musée académique de l’image animée (Academy Museum of Motion Pictures) ouvrira mi-2019 au coeur de San Francisco. Dessiné par le cabinet d’architectes Renzo Piano, ce nouveau centre en forme de sphère est accolé au Saban Building, un immeuble historique de la ville, lui aussi, rénové. Dédié à la culture du cinéma, le nouveau centre accueillera 4.600 mètres carrés d’expositions avec, en particulier, des accessoires de grands films et une salle de cinéma de 1.000 places. Sur le toit, une terrasse couverte d’un immense dôme de verre, offrira aux visiteurs une vue à 360° sur Hollywood.

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Le cimetière d’Igualada  La construction du cimetière d’Igualada, dans la province de Barcelone (Espagne), s’est achevée en 1994. Elle est l’œuvre d’Enric Miralles — qui y a d’ailleurs été enterré depuis — et de Carme Pinós. Ce cimetière matérialise les idées poétiques des deux architectes espagnols. Objectif : mener le visiteur à accepter le cycle de la vie comme un lien entre le passé, le présent et le futur. Le cimetière comprend plusieurs niveaux : d’une part, des sortes de casiers funéraires semblables à des mausolées et d’autre part, des parcelles d’enterrement plus traditionnelles. Le tout destiné à encourager le recueillement et la réflexion. © Nathan Bishop, Flickr, CC by-nc 2.0 

Holyrood, le parlement écossais  C’est à Édimbourg (Écosse) que se dresse cet étonnant bâtiment. Et pour cause : il s’agit du siège du parlement écossais. Et si Enric Miralles a été choisi pour en imaginer les plans, c’est dans l’espoir que l’architecte catalan puisse y intégrer le climat politique et culturel particulier de l’Écosse. Ainsi a-t-il choisi de faire appel à de nombreux matériaux originaux : le béton et l’acier, le chêne, mais aussi des granits locaux et exotiques tout comme du sycomore. Et pour s’assurer que la lumière y pénètre bien, il a pensé à des toits et à des couloirs en verre. Tout a été travaillé dans le détail. L’architecte s’est même attaché à concevoir le mobilier et le motif des moquettes. © kaysgeog, Flickr, CC by-nc 2.0 

Le siège de Gas Natural  Le siège de Gas Natural s’élève sur pas moins de 22 étages. Il a été imaginé par Enric Miralles, un architecte espagnol décédé d’une tumeur au cerveau en l’an 2000. Objectif : faire de cette tour, un point d’accroche dans le ciel de Barcelone (Espagne), le tout sans jurer avec les maisons et les immeubles de taille modeste qui constituent le quartier de la Barceloneta dans lequel le bâtiment est installé depuis 2007. C’est pourquoi le volume a été fragmenté et les façades recouvertes de traitements réfléchissants. © Stijn Hosdez, Flickr, CC by-nc 2.0 

La cathédrale de Notre-Dame-des-Anges  À Los Angeles (États-Unis), la cathédrale de Notre Dame-des-Anges a été consacrée en 2002. Elle a été imaginée par l’architecte espagnol Rafael Moneo dans un style postmoderniste. Le projet était destiné à remplacer la cathédrale Sainte-Vivienne, endommagée par le séisme de 1994. La nef de la cathédrale de Notre Dame-des-Angene ne mesure pas moins de 91 mètres de long et sa capacité est de 3.000 fidèles. Mais ce qui rend cet édifice religieux si particulier, c’est que, tout en forme de croix latine, il évite le recours aux angles droits. © PrettyKateMachine, Flickr, CC by-nc 2.0 

Le complexe Aragonia  C’est à Saragosse (Espagne) qu’a été développé en 2009, le projet baptisé Aragonia. Sa vocation : améliorer l’offre commerciale de loisirs, de services aux entreprises, d’hôtellerie et de logement de la ville. Imaginé par l’architecte espagnol Rafael Moneo, le complexe comporte plusieurs bâtiments distincts, résultats de l’utilisation de différents matériaux. Chacun présente son identité propre et revendique son indépendance. Mais tous adoptent un style avant-gardiste et un design hautement innovant. © Zarateman, Wikimedia, CC0 

La maternité O’Donnell  Celle qui est connue des locaux comme la maternité O’Donnell a été construite à Madrid (Espagne) entre 1996 et 2003. Elle a été conçue par l’architecte espagnol Rafael Moneo avec la volonté d’offrir à la ville une expérience différenciée, un lieu dans lequel mamans et enfants se sentiraient à la fois protégés du monde extérieur et parties intégrantes de celui-ci. À l’intérieur règne ainsi une atmosphère presque magique, créée entre autres par des surfaces recouvertes d’un marbre de couleur crème. © Martin P. Szymczak, Flickr, CC by-nc 2.0 

La Sagrada Familia  La Sagrada Familia, une basilique dont la construction a commencé à Barcelone (Espagne) en 1882 et dont on découvre ici les détails du plafond, est l’un des exemples les plus emblématiques d’un mouvement artistique connu sous le nom de modernisme catalan. Elle est le monument le plus visité d’Espagne. Et sa façade de la nativité tout comme sa crypte sont inscrites au patrimoine mondial de l’humanité. C’est Antoni Gaudí, un architecte espagnol, qui en porta un temps le projet. Jusqu’à son décès dans un accident de la route en 1926. © SBA73, Wikimedia, CC by-SA 2.0 

La Casa Vicens  La Casa Vicens — construite à Barcelone (Espagne) entre 1883 et 1888 — constitue la toute première réalisation importante de l’architecte espagnol Antoni Gaudí. Une œuvre de jeunesse de laquelle transpire déjà son talent. Une œuvre aujourd’hui majeure inscrite au patrimoine mondial de l’humanité. La décoration de l’intérieur de cette maison que l’on découvre ici s’inspire de la nature et de l’art nazari. Ainsi les sols sont pavés de mosaïques, des lierres grimpants ornent les murs et des plafonds tombent des stalactites en stuc. © Pol Viladoms, Wikimedia, CC by-SA 4.0 

L’Hemisfèric  L’Hemisfèric est l’un des édifices — le premier à avoir vu le jour en réalité en 1998 — composant un vaste complexe culturel érigé dans le courant des années 2000 à Valence (Espagne) : la Cité des arts et des sciences. Il a été imaginé par l’architecte espagnol Santiago Calatrava qui en parle comme « l’œil du savoir ouvert sur le monde ». Le bâtiment se présente en effet comme une demi-sphère posée sur un plan d’eau dans lequel il se reflète. Le tout en forme de gigantesque œil humain qui se referme à la nuit tombée. Et qui abrite la plus grande salle de projection 3D du pays. © Cristiano Gatti, Flickr, CC BY-NC 2.0 

Le musée des sciences Principe Felipe  Le musée des sciences Principe Felipe de Valence (Espagne) a été ouvert au public en l’an 2000. Il fait partie d’un vaste complexe culturel : la Cité des arts et des sciences. Et il a été imaginé par l’architecte espagnol Santiago Calatrava. 58.000 m2 de béton et 14.000 tonnes d’acier. Ses dimensions hors normes en font le plus grand musée d’Espagne. Mais ce qui le rend le plus particulier, c’est son aspect extérieur. Un bâtiment en forme d’immense squelette — de baleine ou de dinosaure, chacun appréciera — parfaitement bien adapté à son usage à visée de vulgarisation scientifique. © vil. sandi, Flickr, CC by-nc 2.0 

Le Milwaukee Art Museum  Le Milwaukee Art Musem (États-Unis) se dresse au bord du lac Michigan. Construit en 1888, il est le plus ancien musée de la ville. Le bâtiment que l’on découvre ici a été plusieurs fois récompensé. Depuis qu’il a été ajouté au corps principal du musée en 2001, il a en effet métamorphosé le paysage de Milwaukee. Il est l’œuvre de Santiago Calatrava. Et la structure imaginée par l’architecte espagnol s’ouvre et de ferme sur le lac, rappelant les ailes « brise-soleil » gigantesques d’un oiseau magnifique. © PeterSesar, Wikimedia, CC by-sa 4.0 

Les quatre barres de la senyera catalana  Cette sculpture de marbre installée sur la Plaça de la Rosa dels Vents, à côté de l’Hôtel Vela (Barcelone, Espagne), est une œuvre de l’architecte espagnol Ricardo Bofill. Né à Barcelone en 1963, il a plus de 500 projets à son actif dans une cinquantaine de pays différents. Cette sculpture baptisée « Les quatre barres de la senyera catalana » a été inaugurée en septembre 2009 et symbolise le drapeau catalan, un drapeau composé de quatre barres rouges sur un fond d’or rappelant les armoiries de la Couronne d’Aragon. © Enfo, Wikimedia, CC by-SA 3.0 ES 

La Casa Batlló  C’est Josep Batlló, un industriel du textile, qui mandate, au début du XXe siècle, Antoni Gaudí, l’architecte chef de file du mouvement moderniste catalan pour rénover cette maison située à Barcelone (Espagne) et connue depuis sous le nom de Casa Batlló. Elle figure même au patrimoine mondial de l’humanité. Sur la façade, Antoni Gaudí laisse aller son imagination. De la pierre, du verre, de la céramique, des matériaux recyclés et des objets décontextualisés. Le résultat est exubérant. Et ne cesse de surprendre par la manière dont la lumière y joue, chaque jour différemment, avec les couleurs. © Planomenos, Wikimedia, CC by-SA 3.0 

L’Hôtel de région Languedoc-Roussillon  À Montpellier (34), l’Hôtel de région du Languedoc-Roussillon marque la fin du quartier Antigone, un quartier inspiré de la Grèce Antique et imaginé par l’architecte espagnol Ricardo Bofill. Ce dernier a conçu ce bâtiment comme un bâtiment emblématique de la région. D’où sa forme monumentale — il culmine à pas moins de 50 mètres de hauteur — facilement identifiable, figurant un arc de triomphe vitré avec une ouverture centrale. L’élément de pont accueillant un grand hall aménagé sur trois niveaux. © Daniel Villafruela, Wikimedia, CC by-SA 3.0 

Le Viaduc et les Arcades du Lac de la Sourderie  Cet ensemble architectural situé dans le quartier de la Sourderie, près du lac artificiel de Montigny-le-Bretonneux (78), est sorti de terre en 1982. Il est l’œuvre de l’architecte espagnol Ricardo Bofill, un architecte néo-classique. Des formes historiques associées à des matériaux modernes : il s’inspire de l’histoire locale pour révolutionner le logement collectif et social. Les Arcades du Lac sont ainsi imaginées comme des jardins à la française habités et le Viaduc est surnommé « le Versailles du peuple ». © Jean-Marc Astesana, Flickr, CC by-NC 2.0 

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