4 Objets
sur 10 vendus sur Internet sont dangereux !

4 Objets sur 10 vendus sur Internet sont dangereux !

Publié le 23 juin 2018 à 15h00

Une substance cancérogène dans une oie en caoutchouc pour bébés, des phtalates dans une licorne gonflable : quatre produits de Noël sur dix vendus sur internet sont dangereux pour les consommateurs, révèle une enquête de la DGCCRF.

Sur 46 objets (guirlandes électriques, jouets, peluches, panoplies de déguisement…) achetés en « client mystère » par la Direction générale de la concurrence sur sept plateformes de vente en ligne (Amazon, Cdiscount, Ebay, Fnac.com, Rakuten-Priceminister, Aliexpress et Wish), et testés en laboratoire, 75 % sont non-conformes et 39 % « présentent un danger pour les consommateurs », selon un communiqué publié jeudi 20 décembre. La liste de ces produits dangereux est consultable dans la rubrique « rappels de produits » du site internet de la DGCCRF. Elle sera actualisée dans les jours à venir, d’autres analyses étant en cours.

Un déguisement de lutin à l’arsenic

Dans le détail, trois guirlandes électriques sur les huit testées étaient dangereuses, ainsi que cinq jouets en latex sur huit, quatre peluches sur 14 et six costumes sur 16. Ainsi les yeux d’une tortue en peluche vendue sur Cdiscount par Fashion-CD sont-ils facilement détachables, donc ingérables, et contiennent du plomb, tandis qu’un déguisement de lutin de Noël vendu sur Aliexpress par FEEX Store contient des phtalates et de l’arsenic. De même, l’un des jouets « premier âge » testés, l’oie « Gertie », destinée à être mâchouillée par des bébés dont les dents poussent, vendue sur Ebay par Koodeeuk, contient de la nitrosamine, une substance cancérogène. Quatre autres, en vente sur Amazon et Wish contiennent des phtalates « au-delà des valeurs limites ».

Les plateformes de commerce en ligne ont été contactées par la DGCCRF qui leur demande de retirer le plus rapidement possible les annonces de produits dangereux et de travailler avec les vendeurs à l’étranger, pour opérer les rappels des produits déjà vendus. Ces sites ayant « les mêmes responsabilités » que tout vendeur envers les consommateurs, la DGCCRF les appelle à respecter le code de conduite publié en juin par la Commission européenne, visant à améliorer la sécurité des produits non alimentaires vendus en ligne.

Gare aux prix trop bas sur Internet

Alors que la consommation en ligne des Français a atteint 80 milliards d’euros en 2017 et que 56 % des Français ont l’intention d’effectuer leurs achats de Noël en e‐commerce, le secrétaire d’État chargé du Numérique Mounir Mahjoubi appelle à la plus grande vigilance. « Un prix excessivement attractif doit être vu comme un signal d’alerte qui justifie une attention particulière avant d’acheter », souligne-t-il. Alors que le mouvement des « Gilets jaunes » a fait baisser l’activité des commerçants, M. Mahjoubi appelle à soutenir les « TPE et PME e-commerce responsables », dont celles référencées sur le site numerique.gouv.fr.

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