La mort du populaire streamer vient d’être confirmée alors qu’il effectuait un live : il a été humilié et maltraité pendant des mois

La disparition tragique d’un streamer français bouleverse la toile. Victime de harcèlement et de défis extrêmes, il a perdu la vie en direct.

Le monde du streaming vient de perdre l’une de ses figures les plus suivies. Jean Pormanove, streamer connu pour ses défis extrêmes, a trouvé la mort en plein direct, sous les yeux de milliers de spectateurs.

Jean Pormanove, derrière ce pseudonyme se cachait Raphaël Graven, 46 ans. Il n’était pas une star de cinéma, ni un chanteur adulé. Pourtant, des milliers de personnes suivaient chacun de ses gestes. En ligne, il formait une figure incontournable du streaming extrême.

Ses lives mêlaient défis absurdes, endurance physique et humiliations à peine voilées. Il en riait souvent. Mais ce soir-là, tout s’est arrêté. En direct.

Une chambre louée, une vie en direct, une mort en silence

17 août, 23h47. Jean Pormanove lance un nouveau live depuis une résidence modeste à Contes, près de Nice. Son regard semble fatigué, ses gestes un peu lents. Il parle moins que d’habitude. Pourtant, la caméra tourne. Comme toujours.

Les spectateurs, fidèles ou anonymes, envoient des messages. Certains moqueurs. D’autres, plus cruels. La frontière entre divertissement et harcèlement s’est effacée depuis longtemps. Jean semble les lire. Il ne répond pas.

Vers 1h du matin, il s’allonge dans le lit. Il garde son micro ouvert. Il avait annoncé une nuit entière en direct, sans pause. Une idée comme une autre, dans cette course aux vues.

Au petit matin, l’image reste figée. Le chat défile encore. Personne ne comprend ce qu’il se passe. Ce n’est qu’après plusieurs heures que l’un de ses modérateurs prévient les secours. Trop tard. Le corps de Raphaël Graven ne bouge plus. Il ne respire plus.

Moqueries, défis dangereux, et silence des plateformes

Pendant des mois, Jean a accepté des défis absurdes. Parfois dangereux. Pour l’audience. Pour la visibilité. Il vivait de ça. Et il s’y accrochait.

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Certains internautes payaient pour lui lancer des « challenges« . D’autres l’humiliaient gratuitement. Il encaissait. Il souriait. Mais en privé, il s’effondrait. Ses proches l’ont affirmé.

La ministre française Clara Chappaz, choquée par l’événement, a décidé de porter plainte. Une première. Elle demande une enquête complète. Pas seulement sur la cause du décès, mais aussi sur le rôle des plateformes et des spectateurs.

Le parquet de Nice a confirmé les faits. Une autopsie est prévue. Les auditions commencent. Rien ne semble suspect pour le moment, mais les interrogations s’accumulent.

Pourquoi personne n’a tiré la sonnette d’alarme plus tôt ? Pourquoi les limites n’ont jamais été posées ? Comment un homme peut-il mourir sous les yeux d’une audience silencieuse et connectée ?

Jean Pormanove n’était pas qu’un streamer. C’était un homme. Avec des failles, des rêves et une fatigue qu’il n’arrivait plus à cacher. Derrière l’écran, il donnait tout. Jusqu’à la fin.

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Son histoire ne devrait pas s’oublier. Elle expose un monde numérique où les rires couvrent parfois la détresse. Où l’image prime sur la réalité. Et où la douleur devient spectacle.

Dans les heures qui ont suivi, son compte a été suspendu. Trop tard. Le mal était fait. Ce dernier live restera comme un signal. Brutal. Inattendu. Réel.