Vacances 2020 : entre fermeture des frontières et pays en zone rouge, faut-il partir en voyage cette année ou attendre ?

L’automne est bel et bien là, et avec lui l’intense désir de profiter des vacances. Hélas ! Le coronavirus n’a pas fini de sévir et les mesures de sécurité restent encore aussi strictes.

Même si les frontières européennes ont en majorité été ouvertes à nouveau depuis début juillet, le doute plane encore pour les départs en vacances à la Toussaint.

Entre partir et ne pas partir en vacances

Le 28 mai dernier, le Premier ministre Edouard Philippe avait annoncé la levée de la limite des déplacements sur 100 km et la réouverture des frontières françaises. Cette mesure autorise la population française à partir en vacances. Bien évidemment, beaucoup auraient prédit un engouement général pour le départ en vacances. Pourtant, cela n’est pas le cas. Les statistiques rapportent que certains Français préfèrent ne pas partir en vacances par crainte d’une seconde vague de l’épidémie du coronavirus, mais aussi pour raisons économiques.

Un sondage d’OpinionWay sur la population française montre que seulement 15 % des personnes interrogées ont reporté leurs vacances et 16 % les ont totalement annulées. Quant au reste, seuls 24 % ont prévu de leurs vacances d’été, dont 6 % qui auraient opté pour un changement de destination, et 44 % n’ont en aucun cas prévu de partir. Même si des changements de décision sont très attendus, le doute subsiste toujours.

Des mesures pour faciliter les vacances

Pendant que la question des vacances est encore débattue, certaines propositions sont déjà faites pour faciliter le départ à ceux qui envisagent de partir. En effet, Carole Delga, présidente de la région Occitanie, interpellait il y a quelques semaines le gouvernement pour une action en faveur de la gratuité des péages. Cela permettrait non seulement aux Français d’être plus favorables à l’idée de partir aux vacances en cette période de crise, mais surtout d’alléger les coûts liés au déplacement. Il faut dire que la circulation sur certaines autoroutes est très onéreuse à cause des péages (surtout au Sud).

Toutefois, le secrétaire d’État aux transports a sobrement répondu à la présidente d’Occitanie sur son idée. Jean-Baptiste Djebbari a rappelé à cette dernière que le gouvernement n’a pas grand pouvoir sur le fonctionnement des péages et des autoroutes. Il a précisé que leur gestion est basée sur des contrats qui ne sont carrément pas négociés par l’état. Il revient donc de s’adresser aux concessionnaires chargés des péages de se prononcer sur cette idée.

Même si le tourisme se doit d’être relancé, il est peu probable que les concessionnaires acceptent d’accorder ces faveurs aux Français pour les vacances de la Toussaint étant donné que ce ne fut pas le cas cet été.

Réouverture des frontières et zone rouge

Grâce à la coordination européenne, la plupart des frontières de l’espace Schengen a repris du service depuis début juillet. Il est clair que cette réouverture est relative à l’été. La crise sanitaire n’est toutefois pas encore totalement passée, et les autorités préfèrent prendre leur précaution pour éviter une seconde vague.

À cet effet, l’État français a émis une liste de pays considérés comme à haut risque de contamination au covid-19. Dans cette liste, on retrouve : l’Inde, Madagascar, les États-Unis, Oman, la Serbie, la Turquie, le Pérou, le Koweït, l’Algérie, le Qatar, les Émirats Arabes Unis, le Panama, l’Afrique du Sud, Bahreïn, le Brésil et Israël. Ces 16 pays font partie de ceux présentant un très grand nombre de cas à ce jour. Ainsi, tous les voyageurs en provenance de ces pays devront présenter un test négatif au Covid-19, ou seront placés en quatorzaine si positif.

La Toussaint 2020 est bien là, mais la situation actuelle ne semble pas être favorable pour en profiter. Entre peur de contamination et vacances de rêves, le choix reste difficile. Néanmoins, ce qu’il faut retenir, c’est de continuer à suivre les mesures barrières n’importe où et n’importe quand.