De nouveaux signaux radios mystérieux détectés dans l’espace

Ils sont l’un des secrets les mieux gardés de l’Univers. Les FRB (fast radio bursts) ou sursauts radios rapides intriguent les scientifiques depuis que leur existence a été mise en évidence il y a douze ans. Aussi courtes que lumineuses, ces ondes radios ne durent que quelques millisecondes et sont extrêmement énergétiques. Elles produisent autant d’énergie que le Soleil en 10.000 ans. Comme la lumière qu’elles dégagent a voyagé à travers l’Univers pour arriver jusqu’à nous, elles pourraient aider les scientifiques à mieux comprendre son évolution.

Une cinquantaine de FRB avait été décelée jusqu’à présent, dont une série dont les signaux se répétaient, découverte en 2012. Des astronomes canadiens ont annoncé mercredi 9 janvier, dans une double publication dans la revue Nature, avoir détecté treize nouvelles ondes radios intergalactiques. Identifiées cet été par les immenses antennes du réseau Chime, situé en Colombie-Britannique, elles portent à 65 le nombre de FRB découverts à ce jour. 

Cette nouvelle récolte de flashs cosmiques est particulièrement intrigante car elle a permis aux scientifiques d’enregistrer le deuxième FRB répétitif de l’histoire. Ses propriétés sont comparables à celles du premier et permettent de penser qu’il pourrait en exister d’autres dans l’Univers. Les scientifiques vont pouvoir l’observer dans les années à venir pour tenter de déterminer la nature exacte de ce phénomène.

Un phénomène encore méconnu

La raison d’être et la source des FRB restent énigmatiques. Plusieurs hypothèses tentent d’expliquer leur origine. Les premiers signaux détectés étaient des phénomènes ponctuels et les scientifiques pensaient qu’ils résultaient d’événements cataclysmiques, comme l’explosion d’une étoile générant une supernova. Mais la découverte d’une série d’ondes radios successives avec la même origine a mis à mal cette théorie en 2012. 

La découverte d’un second FRB répétitif enfonce le clou aujourd’hui. Ce dernier semble prendre son origine à environ 1,5 milliard d’années-lumière de la Terre. Il provient peut-être « d’un amas dense, comme un reste de supernova, ou encore d’un point situé près du trou noir central d’une galaxie », a expliqué à l’AFP Cherry Ng, de l’Université de Toronto. Les scientifiques espèrent que le télescope du réseau Chime parviendra à détecter des centaines d’autres FRB dans les mois à venir.

La rédaction vous recommande

Lire la suite