Voici les symptômes d’hyperesthésie féline : un trouble qui peut amener les chats à se toiletter jusqu’à la mutilation

Découvrez les symptômes de ce syndrome dangereux.

Voici les symptômes d'hyperesthésie féline : un trouble qui peut amener les chats à se toiletter jusqu'à

Ce comportement compulsif affecte les systèmes nerveux, le système endrocrinien, exocrinien et neuromusculaire. Il présente un large éventail de symptômes, dont le léchage frénétique de la base du dos, des hallucinations, des remuements de queue rapides et l’attaque de proies inexistantes ou de leurs propres pattes et queue. Également connu sous le nom de syndrome du chat nerveux ou d’épilepsie psychomotrice, il peut survenir chez n’importe quel chat, quel que soit son âge ou son sexe. D’autres symptômes tels que des secousses, des sauts ou de petites courses sans but peuvent apparaître.

Les chats sont des animaux très propres, qui passent une grande partie de leur temps actif à se toiletter, ce qui est normal et ne doit pas nous inquiéter, mais nous devons faire attention à la durée et à l’intensité du toilettage. En effet, si des épisodes soudains et obsessionnels apparaissent, cela pourrait être une manifestation de ce syndrome. Il faut se rendre d’urgence chez le vétérinaire si l’on constate l’apparition de ces épisodes.

Le dangereux syndrome d’hyperesthésie féline.

Il est conseillé de ne pas toucher les chats pendant les épisodes de ce syndrome, car cela peut accroître l’inconfort du chat ou provoquer une réaction hostile à notre égard. Pendant une attaque, le chat perd le contact avec la réalité, mais une fois l’attaque terminée, il retrouve un comportement normal.

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Les scientifiques de la médecine vétérinaire ne savent pas encore ce qui provoque l’apparition du syndrome d’hyperesthésie féline. Ils attendent donc que la recherche progresse. Pour l’instant, il y a deux possibilités : soit le stress ou la nervosité, ce qui signifie que cela pourrait être dû à un trouble du comportement ou à une sorte d’épilepsie. Cette idée est étayée par le fait que pendant les épisodes, on a observé des convulsions chez les chats dans les cas les plus extrêmes, et que des impulsions électriques cérébrales ont été détectées dans les électroencéphalogrammes. Cependant, ni les IRM cérébrales ni l’analyse du liquide céphalorachidien n’ont permis de confirmer cette origine épileptique, qui reste donc inconnue à l’heure actuelle. Nous ne savons pas non plus s’il existe un lien génétique et s’il s’agit d’une pathologie héréditaire.

En tant que maladie rare, le diagnostic de première main de ce syndrome est très difficile. Les vétérinaires doivent effectuer une batterie de tests pour exclure d’autres causes et maladies, ainsi que des troubles cérébraux, jusqu’à ce qu’un diagnostic d’hyperesthésie soit posé. Les traitements se concentrent généralement sur les médicaments calmants, les conseils comportementaux et les conseils aux propriétaires de chats concernés pour améliorer l’environnement à l’origine du stress du félin. En outre, des anticonvulsivants sont souvent prescrits, qui se sont avérés efficaces pour réduire les symptômes.

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En cas de stress et d’anxiété, il faut fournir des endroits où il peut s’isoler et se détendre à volonté, un bac à litière bien placé et maintenir son hygiène, ainsi que lui procurer un accès facile à la nourriture et à l’eau. De plus, des griffoirs ou des arbres avec des plates-formes pour fournir une stimulation environnementale sont les environnements que les propriétaires doivent essayer de donner à leurs chats pour les empêcher de développer ce syndrome.

Heureusement, le syndrome d’hyperesthésie féline est considéré comme une affection bénigne et les chats peuvent vivre longtemps et heureux en suivant un traitement adapté et en améliorant les environnements précédemment recommandés par les vétérinaires.