L’arnaque à la carte vitale prend de l’ampleur, attention à vos comptes bancaires, on vous explique tout !

Une nouvelle arnaque à la carte vitale vient d’apparaître. Des malfaiteurs tentent de voler vos coordonnées bancaires en prétextant un renouvellement.

Source : Maxppp

Les sorts s’acharne-t-il sur les Français ? À peine sorti de la crise sanitaire, voilà qu’une guerre éclate aux portes de l’Europe. Entre l’inflation qui en résulte et une certaine tension liée à l’élection présidentielle, des arnaqueurs se mêlent à la fête en s’attaquant à l’argent qui se trouve dans votre compte bancaire.

Après l’arnaque au CPF, les escrocs ont trouvé une nouvelle manière de subtiliser l’argent des Français. Pour ce faire, ils ont élaboré une technique bien huilée. Dans un premier temps, ils envoient un SMS à leurs victimes. Selon nos confrères du Parisien, le message en question vous redirige vers le site d’Ameli, de la Sécurité sociale.
Une fois que vous êtes sur le site en question, vous serez invité à communiquer votre adresse postale afin de vous envoyer une nouvelle carte vitale. Une carte que vous n’aviez jamais demandée.

De faux banquiers

L’expédition de cette carte vitale est facturée 0,99 €. Pour s’acquitter de cette somme, il vous sera demandé de renseigner vos coordonnées. Bien évidemment, même si vous payez la somme demandée, cette carte n’arrivera jamais chez vous.

Capture d’écran Twitter

Comme vous pouvez vous en douter, ces escrocs n’ont pas fait tout cela pour vous voler 1 €. Leurs véritables cibles ne sont autres que vos coordonnées bancaires. Une fois qu’ils les ont eus, ces malfaiteurs vont effectuer de nombreux achats en ligne, à vos frais.

Le fait que ces achats nécessitent l’accord du titulaire du compte n’a pas de quoi refroidir les ardeurs de ces voleurs. En effet, ils ont des complices qui se chargent d’appeler les titulaires des comptes volés en se faisant passer pour un conseiller bancaire.

Une fois en contact avec leur victime, ces faux conseillers, les invitent à autoriser les opérations en cours sous prétexte qu’ils seraient remboursés par la suite. Le remboursement n’aura jamais lieu…

« Ce qui fait un petit peu peur, c’est que ce n’est plus un call center basé en France ou à l’étranger, puisqu’il faut un niveau de technicité un peu plus important pour usurper le numéro de téléphone des banques », constate Jérôme Nodin, directeur général du site d’aide aux victimes cybermalveillances.gouv.fr.

Un service public ne demande jamais d’argent

Après avoir eu vent de cette nouvelle arnaque, l’Assurance maladie a pris des mesures afin d’endiguer les manœuvres de ces escrocs. L’efficacité de ces mesures reste à prouver, mais elles ont le mérite d’exister.

Quant à la Sécurité sociale, elle a alerté ses affiliés sur le problème. On souligne qu’elle ne vous demandera jamais votre numéro fiscal ou vos identifiants de connexion. Alors, ne les communiquez jamais, peu importe la raison évoquée par la personne au bout du fil !

Capture d’écran Twitter

Si le nombre de victimes est difficile à chiffrer à l’heure où nous écrivons ces lignes, la plateforme d’aide recense quotidiennement plusieurs centaines de personnes visitant la page qui concerne cette arnaque. Il faut néanmoins rappeler que le service public ne vous demandera jamais de l’argent, quel que soit le service proposé.

Arnaque à la convocation

Internet aura toujours quelque chose pour nous surprendre. Le 18 avril 2022, le chef de la brigade numérique de la gendarmerie de Rennes a annoncé sur Twitter qu’il a été victime d’une arnaque.

En effet, il a reçu via un e-mail une convocation en qui était illégalement signée en son nom. Les motifs de cette convocation étaient des faits entre autres de « pédopornographie », « pédophilie », « exhibitionnisme » ou « trafic sexuel ».

Il s’agit là d’une arnaque qui circule sur la toile depuis de nombreuses années. Les victimes de ce type d’arnaque reçoivent un courrier électronique, leur signifiant qu’ils sont sur le coup d’une enquête de gendarmerie pour des faits très graves. Les malfaiteurs les contactent par la suite en se faisant passer pour des agents de l’État afin de les inciter à verser une somme d’argent en échange de leur silence.

« Je sais (de source sûre) que la Gendarmerie n’envoie JAMAIS ce type de courrier par e-mail ! SOYEZ VIGILANTS », a indiqué Sébastien Possemé, chef de la brigade numérique de la gendarmerie de Rennes, dans son Tweet.

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